Mr CRM
← Tous les articles

CHOISIR SON OUTIL

Comment choisir un CRM quand on est cinq et pas cinquante

La plupart des comparatifs de CRM sont écrits pour des organisations qui ont une direction commerciale, un service marketing et quelqu'un dont c'est le métier d'administrer l'outil.

Quand l'équipe tient dans une pièce, les critères ne sont pas les mêmes. Certains disparaissent complètement, d'autres deviennent décisifs.

Ce qui ne compte pas dans votre cas

Les rôles et les permissions. À cinq, tout le monde voit tout, et c'est très bien ainsi. Un système de droits par profil est une complexité qu'on paie et qu'on n'utilise pas.

Les workflows d'approbation. Une remise se valide en se retournant sur sa chaise. Personne n'a besoin d'un circuit de validation à trois niveaux.

Le nombre de fonctions. Une liste de deux cents fonctionnalités n'est pas un argument, c'est un avertissement. Plus il y a de choses à l'écran, plus il faut de temps pour trouver celle qu'on cherche.

Les intégrations avec des outils que vous n'avez pas. Une compatibilité annoncée avec quinze logiciels ne vaut rien si vous n'en utilisez aucun.

Ce qui compte réellement

Le temps qu'il faut pour enregistrer un appel. C'est le geste que vous ferez le plus souvent. S'il demande plus de trente secondes, il ne sera pas fait tous les jours, et la base cessera d'être fiable en quelques semaines.

La liste du matin. Pouvoir ouvrir un écran et voir qui rappeler aujourd'hui, avec ce dont on avait parlé la fois d'avant. C'est ce qui fait qu'on ouvre l'outil, et donc qu'on le remplit.

La sortie. Comment vous récupérez vos données si vous partez, dans quel format, et si c'est facturé. Posez la question avant de signer, jamais après.

Ce qui se facture à l'usage. Les messages, les appels : demandez le tarif unitaire. C'est lui qui dit ce que vous paierez réellement, pas le prix des lots.

Le délai avant que l'équipe s'en serve seule. Si la réponse tient en jours, c'est jouable. En semaines, vous financerez une formation continue.

Les questions qui font sortir la vérité

Quatre questions, et les réponses en disent long.

Montrez-moi comment on enregistre un appel qui vient de se terminer. Comptez les clics. C'est le meilleur test qui existe, et il prend une minute.

Que voit un commercial en arrivant le matin ? Si la réponse est un tableau de bord, ce n'est pas ce dont vous avez besoin. Si c'est une liste de personnes à rappeler, oui.

Que se passe-t-il si nous passons de cinq à huit ? Certaines grilles montent par paliers, et le franchissement coûte parfois plus que les trois utilisateurs ajoutés.

Toutes les fonctions sont-elles disponibles à tous les niveaux ? Une offre d'entrée amputée n'est pas moins chère, elle est incomplète — et vous découvrirez ce qui manque après avoir importé vos données.

Commencer petit, volontairement

L'erreur la plus fréquente est de vouloir tout paramétrer avant de commencer.

Des semaines à construire l'organisation parfaite, avec des règles pour tous les cas de figure, avant qu'une seule fiche existe. À l'ouverture, l'outil est déjà compliqué, et il ne correspond pas à la façon dont vous travaillez — puisque personne ne s'en est encore servi.

Faites l'inverse. Les étapes de vente, trois ou quatre colonnes évidentes, et rien de plus. Ce qui manque apparaîtra au bout d'un mois, et vous saurez alors précisément pourquoi vous l'ajoutez.

Le seul critère qui décide

Au bout d'un mois, une seule question compte : est-ce que vos collaborateurs ouvrent l'outil sans qu'on le leur demande ?

Si oui, le choix était bon, quelles que soient les fonctions manquantes.

Si non, ajouter des fonctions n'y changera rien. Le problème est que l'outil n'est pas sur le chemin du travail, et c'est cela qu'il faut corriger.

Mr CRM range vos contacts, vos échanges et vos relances au même endroit : savoir qui rappeler, et quoi lui dire.

Découvrir Mr CRM